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Alors voilà. Je ferme mes portes, et me forge des murs.
Je tire les rideaux et fais diparaître le paillasson de Bienvenue.
Je m'éloigne du reste du monde - parce que c'est plus facile que d'avoir des sentiments.
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# Posté le vendredi 11 décembre 2009 17:57

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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 13:12

Modifié le lundi 07 décembre 2009 14:08

_So, tell me, when was the last time you walked down the street completely happy with the world ?_

_So, tell me, when was the last time you walked down the street completely happy with the world ?_

# Posté le mardi 27 octobre 2009 08:55

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I'm so sick of never being beautiful enough. Never being stronger, or better. I'm sick of going home everyday, & wishing I was someone else. For once, I want to look in the mirror & be happy for what I see back. I'm so sick of everyone telling me "you can do so much better than that" .. Maybe I can't? & People talking behind my back .. Yeah well, I found out. I'm sick of people bringing me down & telling me that I'm not good enough but I guess all I really want, is to be more than 2nd best.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 14:24

Modifié le lundi 26 octobre 2009 14:34

_ Regret d'un astre perdu ou nostalgie d'une étoile; _

Le désir est souvent décrit comme une malédiction, parce qu'il nous rend sensibles à l'absence et à la privation. Mais n'est-ce pas précisément cette absence qui confère son charme à l'être désiré et qui l'auréole des prestiges de l'imagination ?
Tant qu'on désire on peut se passer d'être heureux : on s'attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l'inquiétude qu'il donne est une sorte de jouissance qui suplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède. On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux. En effet, l'homme, avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu'il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et, pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l'objet même ; rien n'embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu'on voit ; l'imgination ne pare plus rien de ce qu'on possède, l'illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d'être habité, et tel est le néant des choses humaines, qu'hors l'Être existant par lui-même il n'y a rien de beau que ce qui n'est pas.


Jean-Jacques Rousseau.
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 _ Regret d'un astre perdu ou nostalgie d'une étoile; _

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 18:07

Modifié le lundi 02 novembre 2009 15:18